
Copyright © 2007 Road to Jacksonville
Webmaster : Patrice GROS
Tous droits reservés.
Design par Zion
pour Kitgrafik.com
MOLLY HATCHET Le Plan Ris-Orangis 29 novembre 2009
( Texte : David André et Photos Jeff Lescene )

Enfin Molly revient… Après des prestations européennes fortes encourageantes,
et le superbe concert qu’ils nous avaient offert chez Paulette l’année dernière,
on est heureux de les retrouver en région parisienne.
Le Plan affiche presque complet, et c’est un grand plaisir de retrouver les fans purs
et durs de ce grand groupe qui a l’humilité de continuer à sillonner les routes européennes.
L’ambiance est chaude quand le groupe monte sur scène, tout le monde les attend
avec impatience, et c’est une communion partagée par le public et les musiciens
quand les premières notes de Whiskey Man résonnent à nos oreilles.
Une entrée classique donc, mais puissante et chaude à souhait, rien à redire.
Surtout que s’enchaînent les incontournables Bounty Hunter et Gator Country...
En trois morceaux, on se retrouve déjà plongés au cœur de l’Amérique profonde
et de nos souvenirs sudistes les meilleurs.

Le groupe enchaîne par la suite les morceaux plus récents « Down from the Mountain »
et « Devil’s Canyon » au milieu duquel s’est intercalé une version malheureusement
trop courte du magnifique « Fall of the Peacemakers ».
Par contre, on a eu droit ensuite à une version survitaminée de « Beatin’ the Odds »
et à un superbe « Dreams I’ll never see » qui justifiaient à eux seuls le déplacement.
Et comme les musiciens n’avaient pas l’intention de baisser leur niveau de jeu,
ils nous offrent alors un incroyable « Boogie No More » digne des plus belles
années du groupe.

Bobby Ingram et Dave Hlubek, les deux légendes, s’en donnent à cœur joie :
Bobby toujours très démonstratif et Dave plus discret mais dont chaque intervention
fait mouche. Phil McCormack tient très bien la baraque au chant ; ce n’est plus
Danny Joe Brown, mais Phil a la puissance et la légitimité pour être fort
efficacement au micro.
Une courte pause et le rappel qui tue : tout simplement Free Bird, comme toujours
dédicacé au souvenir de tant de grands musiciens sudistes trop tôt disparus.
On a eu droit à une version que je qualifierai de sérieuse, complète avec les
déchainements de guitares pour un final endiablé… peut-être pas la meilleure
vue et entendue de ces dernières années… mais qui fait toujours autant d’effet
et autant plaisir à entendre. On touche quand même là à la légende du Southern Rock
et on aurait tort de bouder notre plaisir !

Enfin un petit « Flirtin’ with Disaster » en digestif pour faire passer ce menu bien
complet mais de qualité. Une bonne heure et demi d’un show brillant et enthousiaste,
le genre de concert auquel on ne regrette pas d’être allé et dont on attend
avec impatience qu’il se renouvelle prochainement.
Merci au groupe d’être revenu après le concert pour des signatures
à des fins essentiellement mercantiles, mais sympathiques quand même.
Cela fait toujours plaisir de pouvoir approcher des légendes du rock sudiste de si près.
Merci les gars, revenez quand vous voulez !
