JOE BONAMASSA
The Ballad of John Henry (2009)

Musicians:

Joe Bonamassa - guitar & vocals
Carmine Rojas - bass
Anton Fig - drums & percussion
Rick Melick - keyboards & background vocals

Additional musicians :
Blondie Chaplin - rhyth guitar
Bogie Bowles - drums
David Woodford - saxophone

Titles:

1 - The Ballad Of John Henry
2 - Stop!
3 - Last Kiss
4 - Jockey Full Of Bourbon
5 - Story Of A Quarryman
6 - Lonesome Road Blues
7 - Happier Times
8 - Feelin' Good
9 - Funkier Than A Mosquito's Tweeter
10 - The Great Flood
11 - From The Valley
12 - As The Crow Flies

Décidément, Joe Bonamassa n'en finit pas de nous surprendre et encore dans le bon sens bien sûr ! Déjà responsable l'an dernier d'un formidable live, il nous remet le couvert cette fois avec un album studio de très grande classe, insistant intelligemment sur son orientation récente où il mélange savamment le heavy blues, le rock, et quelques autres touches influentes. Il explore toutes les particules de ces styles pour en extraire un mix qui lui correspond merveilleusement bien.., et puis quel feeling ! Dés l'intro de "John Ballad of John Henry", la Les Paul sort ses griffes et nous dégaine un riff bluesy-hard sans fioriture et qui d'emblée annonce la couleur générale de l'album, agrémenté de passages aussi surprenants que magnifiques comme la slide-guitar du chorus. Ce titre est vraiment digne d'un grand du blues rock !

Quand j'entends ces magnifiques plans blues guitares dans "Stop", ou bien la slide sur "Feelin good" (qui rappelle beaucoup Warren Haynes), ou encore cette grande sensibilité vocale sur "Jockey Full Of Bourbon" (la reprise de Tom Waits), je me dis que ce Joe Bonamassa n'a plus grand chose à voir avec le jeune gratteux (sortant de Bloodline), passionnés de blues, et qui au début des années 2000 sortit son premier album  "A New Day Yesterday" (au demeurant déjà très respectable !).

 Aujourd'hui à l'écoute de superbes moments comme "Lonesome Road Blues", ou le très nostalgique "The Great Flood", il semble que notre homme ait logiquement franchi la dernière marche qui doit le propulser vers un positionnement hiérarchique digne de son immense talent ! En tout cas, respect Mister Bonamassa !

John Molet