ALISON  HEAFNER
Same (http://www.myspace.com/alisonheafner )

01 - Designated Lover
02 - Killer
03 - End Of The Line
04 - Face The Mirror
05 - Reggae Love
06 - Crucified
07 - To The Moon
08 - Mista's ssippi
09 - Ode To Billy Joe
10 - I Won't Take No

Le printemps arrive, et aussi quelques bonnes nouvelles pour le southern rock, car l’hiver fut rude, les copains: des disparitions importantes ont mis le moral des troupes sudistes au plus bas. Passons donc au positif, par l’entremise de Robert Nix (ex-batteur de génie  de l’Atlanta Rhythm Section, au jeu souple et clairvoyant). Bon, venons-en à celle avec qui Robert Nix a convolé en justes noces pour le meilleur et pour le pire : une ravissante southern girl, et là, vraiment, Robert a une chance de cocu, car sa moitié est une bombe de feeling, la grande classe des southern voices du vieux sud comme Bonnie Bramlett, Ruby Starr, Janis Joplin. Il va falloir se ruer sur son album, bande de machos, car la dame a du répondant : dix titres, aucun déchet!

On débute l’album par le langoureux "Designated Lover" et sa voix râpeuse et son énorme groove, on poursuit avec "Killer" bluesy et légèrement funky. Sur "End of The Line", whaouuu quelle claque! Un beat d’enfer, un truc de fou, sa voix me rappelle Akosua Busia et Etta James dans la bande son du film SAXO d’Ariel Zeitoun. Le morceau reggae "Love" avec ce petit coté à la "So into you" de l’Atlanta Rhythm Section va vous ravir, c’est une merveille et quelle voix! "Crucified" est assez proche du M.T.B., "To the Moon" et "Mista’s sippi" sont soul blues, "Ode to Billy Joe" seule reprise de l’album est une chanson de Bobby Gentry bien connue chez nous sous le non de "Marie Jeanne", interprétée par Joe Dassin et Eddy Mitchell. L’album se termine par "I Won’t Take No" et encore une fois il est difficile de ne pas penser à l’ARS sur ce titre. Bref pour achever de vous convaincre, s’il le fallait encore, sachez qu'en plus de chanter, Alison compose 80 % de l’album avec son compagnon de fortune tout en étant épaulée par Dean Daughtry, le célèbre clavier de l’ A.R.S., et bien sûr nous souhaitons à Robert Nix une très belle et très longue histoire d’amour, qui commence à peine, et qui nous donnera, j’en suis sûr, d’autres bébés de ce genre.

Jacques Dersigny